En entrant dans sa maison natale, vous découvrez la modestie de ses origines et le cadre de vie de son enfance rouergate [1].

- Au centre de la pièce, la table à manger ; au fond : le foyer où l’on faisait la cuisine.

- A droite de la pendule, le lit 2 places. La petite fenêtre par laquelle le jeune Fabre contemplait le monde.
Dans ce lieu de mémoire, meubles et objets usuels témoignent de la simplicité et de la rudesse de la vie dans cette région du Lévézou : le lit encadré de rideaux avec son matelas de paille de seigle, le vaisselier, la farinière, les corbeilles de paille pour conserver noix et châtaignes.

- La crémaillère
La crémaillère pend dans la cheminée, à côté le buffadou pour attiser le feu, plus loin la racine de pin, on en faisait brûler des éclats imprégnés de résine pour, à la veillée, économiser l’huile de la lampe.
Le potager, ancêtre du four où l’on mettait la soupe à réchauffer ou le lait à cailler ressemble à un placard. En dessous la cendrette permettait de récupérer les cendres qui servaient à faire la lessive.
La petite fenêtre était pour l’enfant lucarne d’observation, son ouverture sur le monde. J’y voyais les confins du monde, c’est-à-dire les collines qui barraient l’horizon, sauf une trouée vaporeuse par où, sous les vernes et les saules, s’écoulait le ruisseau aux écrevisses. Là-haut, hérissant les crêtes et touchant le ciel, quelques chênes battus par la bise ; au delà, plus rien, l’inconnu plein de mystère ? (Souvenirs entomologiques, VI)


